L’asclépiade de Syrie

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Le travail de Nicéphore Niépce sur l’asclépiade de Syrie

Asclépia
Asclépia

C’est par son fils, Isidore que nous est connu un type d’application à laquelle travailla son père :
« Il était parvenu à extraire des tiges de l’Asclepias syriaca (Apocyn, ou plante à la ouate) une filasse qui, convenablement préparée et cardée, avait par sa blancheur et sa finesse, tellement d’analogie avec le coton, qu’il était difficile de distinguer l’une de l’autre !
Cette plante, quoique originaire d’un pays brûlant, s’est tellement bien acclimatée en France (j’ignore si elle résiste aux hivers du nord de la France), qu’un seul pied suffit pour la propager à l’infini ; ces racines traçantes poussent des rejets partout, au milieu des allées d’un jardin, entre les pavés etc. Je possède encore précisément un petit bas d’enfant que ma mère a tricoté avec ce coton indigène ».

Bas en fibres d'Asclépia
Bas en fibres d’Asclépia

Ces « bas » que nous appellerions maintenant des chaussettes pour enfant sont encore à l’heure actuelle en excellent état de conservation et ont été gardés précieusement par Janine Niépce.